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Portrait de Julia Itel, docteure en sciences sociales des religions

Julia Itel

Julia Itel est docteure en sciences des religions (Université de Fribourg, Suisse).

Sa thèse, obtenue brillamment en décembre 2025, avait pour thème l’écospiritualité en Europe francophone.

L’écospiritualité représente une voie alternative à l’écologie classique pour prendre soin du vivant, fondée sur la connexion à la nature et un rapport au monde animiste.

Basée sur une vaste enquête de terrain en Suisse romande, en France et en Belgique, Julia a identifié dix courants écospirituels, dont le point commun est une vision relationnelle du vivant ainsi qu’une éthique de réciprocité et de soin.

Dans sa thèse, Julia met en lumière l’émergence d’une manière nouvelle d’habiter le monde, où la relation à la nature devient une source de sens, de transformation et d’engagement.

Le bain de forêt, une branche de la sylvothérapie, est un de ces dix courants.

Julia développera ce sujet lors de son intervention dans la 1ère formation de guide de bains de forêt en Suisse romande.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le parcours de Julia.

PORTRAIT DE JULIA ITEL

JULIA, peux-tu te présenter ? 

Je suis docteure en sciences sociales des religions. J’enseigne à l’Université de Fribourg des sujets divers comme la spiritualité contemporaine, la mystique, les racines religieuses de l’écologie mais aussi des cours sur les religions monothéistes.

Je fais également de la recherche sur les liens entre écologie et spiritualité/religion.

À côté de tout ça, quand il me reste un peu de temps, j’aime voyager et rencontrer les cultures (surtout à travers leur gastronomie) et randonner.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est l’écospiritualité ?

L’écospiritualité représente un type de spiritualité contemporaine, ne se reconnaissant pas dans les grandes institutions religieuses, et qui a pour cœur la connexion à la nature. Elle a émergé principalement dans les années 2010 en réponse à la prise de conscience écologique et au besoin renouvelé de sens dans un monde en crise.

Comment en es-tu venue à choisir comme sujet de thèse « L’écospiritualité en Europe francophone » ?

J’ai fait ma recherche de master sur la spiritualité contemporaine et j’ai constaté que le sujet de l’écospiritualité avait très peu investigué, en particulier dans le monde francophone.

A travers les interviews et les recherches que tu as effectuées pour ta thèse, est-ce qu’il y a un avant et un après dans ta relation à la nature ?

J’ai tendance à considérer davantage les éléments de la nature en termes relationnels.

Si une personne voulait emprunter la voie de l’écospiritualité, quel premier conseil lui donnerais-tu ?

En tant que chercheuse, mon rôle n’est pas prescriptif ou normatif. Néanmoins, je dirais que la nature est accessible à tout le monde, en particulier en Suisse où nous avons la chance de vivre à proximité d’espaces verts (et bleus !).

Parlons de la nature : qu’est-ce qu’elle t’apporte ? Et que penses-tu qu’elle apporte aux gens ?

Beaucoup d’apaisement et d’émerveillement. De la joie, de la simplicité (c’est précieux) et une reconnexion à l’essentiel.

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